Rencontre avec Richard Meilleur, aîné autochtone   

Le jeudi 28 octobre au matin, à peine déposés au centre par leurs parents, les enfants se préparent déjà! On enfile les mitaines et les gilets réfléchissants. Tout le centre se rend dans la forêt, au camp de base, où Richard « Rick » Meilleur, l’aîné autochtone au Collège Boréal, les attend.

Les enfants et leurs éducatrices s’installent autour du feu imaginaire et Richard se présente. Les rayons du soleil de ce matin d’automne réchauffent les petits visages et les enfants écoutent attentivement.

« Je fais partie du clan de l’ours, avez vous déjà vu un ours? »

Il présente aux enfants un bol et des plantes: tabac, sauge, cèdre et foin d’odeur. À tour de rôle les enfants mettent les plantes dans le bol. Il leur explique qu’il faut regarder le soleil et se réjouir de cette belle journée qui commence.

« On dit merci au soleil, Miigwetch, pour sa chaleur et cette nouvelle journée qu’il nous est donné de vivre »

Rick brûle alors les plantes dans le bol, la fumée s’échappe. Les enfants observent les nuages de fumée dans l’air. L’aîné les invite à se maculer de fumée, à l’aide d’une plume ou de leurs mains, les enfants l’imitent et amènent la fumée sur leurs visages et leurs corps. Pour terminer la cérémonie, Richard sort son harmonica, et au son de la musique et des chants, les enfants retournent jouer tranquillement, on peut voir les sourires sur les visages des enfants et des éducatrices.

Richard Meilleur, du Centre Louis Riel au Collège Boréal, rejoindra les enfants du centre en forêt régulièrement pendant l’année et offrira aux enfants et à l’équipe des occasions d’honorer et de découvrir la culture autochtone.

De nombreux apprentissages à venir!

Le partenariat avec le Centre Louis Riel a été mis en place avec l’aide d’Éric Dupuis et Marc Hébert au Centre Louis Riel. Durant l’année, Marc Hébert, professeur en foresterie au Collège Boréal, offrira également des visites commentées de la forêt au personnel éducatif pour leur permettre d’enrichir leurs connaissances de la flore et de la faune locale et de pouvoir mieux la nommer devant les enfants et répondre à leurs questions, toujours nombreuses.