publié le mardi 10 février 2026
par Jasmine Morin dans Blogue
Dans le cadre de ce Cahier de musique, on s’intéresse aux bienfaits thérapeutiques de la musique et à la musicothérapie. On donne aussi quelques conseils pour protéger nos oreilles des environnements bruyants de notre quotidien.
Les chansons et les pièces musicales ont une capacité unique d’agir sur le corps, sur la mémoire et sur les émotions. Elles peuvent nous replonger dans un souvenir heureux, dévoiler une émotion qui était restée cachée ou qu’on n’osait pas s’avouer. La musique peut nous rendre si heureux qu’on a le goût de danser, nous énergiser durant une séance d’entraînement, apaiser notre fatigue durant de longues périodes de travail ou lorsqu’on accomplit des tâches répétitives.
Difficile d’imaginer des événements sociaux sans musique. Elle amplifie les moments de joie, elle énergise les partisans et motive les équipes sportives lors des matchs. Le chant et la musique font partie de nombreuses cérémonies religieuses. Ils accompagnent aussi des larmes de joie ou de tristesse durant les mariages et les funérailles.
Le pouvoir thérapeutique qu’on accorde à la musique ne date pas d’hier. On l’emploie pour aider à guérir les malades depuis des siècles. Plusieurs sociétés anciennes, comme la Grèce, l’Égypte, la Chine et l’Inde y avaient recours. Mais c’est seulement au cours du 20e siècle que la discipline de la musicothérapie a fait son apparition.
La musicothérapie est pratiquée par des professionnels formés en musique et en thérapie. Cette méthode d’intervention est efficace pour des gens de tous les âges et pour traiter une grande variété d’enjeux : les chocs émotionnels, les problèmes de développement, les troubles moteurs, les troubles du comportement, la réadaptation physique, l’accompagnement de personnes en situation de handicap ou à besoins particuliers.
L’un des principaux objectifs de la musicothérapie est de redonner le pouvoir à la personne. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le patient n’a pas à avoir de connaissances musicales préalables, puisque la musique est utilisée comme un outil créatif, qui lui permet d’exprimer son plein potentiel. Les instruments de musique sont un pont entre lui et le thérapeute. On ne vise pas une performance digne des grands musiciens, mais à ouvrir un espace d’expression sincère à travers lequel un échange s’établit entre musicothérapeute et patient.
De nombreuses raisons motivent l’utilisation de la musique comme instrument thérapeutique. Il s’agit d’un moyen d’expression créatif, instinctif, émotif et structuré. La musique facilite le contact entre le thérapeute et ses patients, qui peuvent s’exprimer sans utiliser les mots. Cela en fait donc une méthode bien adaptée pour les enfants.
Le musicothérapeute a un très grand catalogue de morceaux de musique (et de partitions), ce qui lui permet de s’adapter aux goûts et aux besoins de ses patients. L’écoute de pièces musicales est l’un des nombreux outils employés, puisqu’elle a entre autres la capacité d’apaiser les douleurs, de réguler certains comportements ou d’exprimer des émotions qui dépassent les mots. À cela s’ajoute une variété de techniques centrées sur l’expression et la créativité du patient, comme l’improvisation musicale, l’improvisation vocale, le mouvement physique, etc.
La musicothérapie est une approche tout en douceur. Elle se veut avant tout une discipline qui souhaite établir un contexte non directif, sans jugement, qui permet aux individus de se découvrir et de s’épanouir.
Au quotidien, nos oreilles sont très sollicitées. Elles sont exposées à une variété de sons et de bruits puissants qui peuvent être dangereux pour elles. L’exposition à des sources sonores trop intenses peut mener à des pertes auditives irréversibles, c’est pourquoi il est important de bien protéger nos oreilles. Les stimuli sonores intenses ont aussi un effet sur le bien-être. Elles augmentent le niveau de stress et la fatigue, en plus de risquer de perturber le sommeil.
On mesure l’intensité sonore en décibels (dB). La zone considérée à haut risque pour l’oreille humaine est de seulement 85 décibels. Par exemple, un restaurant bruyant ou de la circulation intense atteignent 80 décibels. Cela signifie que de nombreux bruits de notre quotidien dépassent la limite recommandée par les audiologistes : une tondeuse (90 dB), un train (100 dB), un concert rock (110 dB), un marteau piqueur (120 dB), un coup de tonnerre (130 dB), un avion à réaction (150 dB).
Quelques conseils pour garder nos oreilles en santé et continuer à profiter de la musique.
On se donne rendez-vous tout bientôt à l’occasion d’un autre Cahier de musique hivernal ! D’ici là, on vous souhaite des environnements sonores calmes et de la musique tout en douceur.