publié le mardi 9 décembre 2025
par Jasmine Morin dans Blogue
La Slague est fier de vous présenter Jonathan Okoua, l’un des artistes sélectionnés pour les résidences artistiques 2025-2026. Jeune créateur talentueux, passionné et débordant d’idées, Jonathan nous transporte dans son univers musical avec un projet unique : Ponctuations. Animé d’un réel désir d’apprendre et de créer, il a même choisi de s’installer à Sudbury pour vivre pleinement cette expérience artistique, une belle preuve de dévouement !
Dans le cadre de la résidence, chaque artiste a été invité à présenter une première écoute de leur projet, devant une vingtaine de personnes, afin de recueillir des commentaires constructifs et positifs avant la présentation à notre deuxième lancement de demi-saison. L’année prochaine, les résidents présenteront leur grande finale, la version complète de leurs œuvres.
Nous avons posé une série de questions à Jonathan pour mieux comprendre son parcours et sa démarche artistique.
1/ Qu’est-ce qui vous a motivé à postuler à la résidence artistique de la Slague cette année, et comment avez-vous accueilli la nouvelle de votre sélection ?
“Avant la résidence, j’habitais à Toronto. Mon directeur de campus m’a encouragé à participer à des micros ouverts pour chanter et présenter ma musique devant des publics. Après quelques performances, il m’a parlé de La Slague, qu’il connaissait déjà et m’a recommandé de déposer ma candidature aux résidences artistiques.
Après avoir fait quelques recherches sur les anciens résidents, j’ai été persuadé de tenter ma chance. Lorsque j’ai appris que j’étais sélectionné, j’ai déménagé à Sudbury !”
2/ Pouvez-vous nous parler du projet que vous développez pendant la résidence ?
“Il y a quelques années, j’ai composé ma chanson Virgule. J’ai eu envie d’approfondir ce thème des émotions et de créer un lien avec les Ponctuations, qui est devenue le titre de mon projet. À partir de ma voix, de la guitare et de mes connaissances musicales, j’ai travaillé avec mon mentor, Dan Bédard, pour définir la direction artistique.”
3/ Comment décririez-vous l’apport de Dan Bédard en tant que mentor dans le cadre de votre projet ?
“J’ai l’habitude de produire ma musique sur un ordinateur seul, mais j’ai très hâte de passer du temps dans un studio, pour découvrir un côté plus professionnel de la production musicale. Dan est très à l’écoute, bienveillant, et apporte de nombreuses idées à mon projet. Je suis vraiment heureux d’apprendre à ses côtés et de découvrir de nouveaux logiciels.”
4/ Qu’est-ce que vous espérez que le public ressente lorsqu’il découvrira le fruit de votre à la fin de la résidence ?
“J’aimerais que le public puisse bien écouter les paroles, pouvoir créer un lien avec eux-même et ce qu’ils vivent. J’ai voulu composer des chansons universelles, dans lesquelles chacun pourra s’identifier.”
5/ Selon vous, quelles sont les principales différences entre créer pour soi et créer dans un cadre structuré comme celui d’une résidence artistique ?
“Les échéanciers ! Par le passé, je n’étais pas habitué à un cadre structuré. Je composais à mon propre rythme, lorsque l’inspiration me venait, peu importe le temps que cela prenait.”
6/ Quelles sont les prochaines étapes pour vous après la résidence ?
“J’aimerais créer un album et pouvoir le partager avec le monde. Je suis aussi très intéressé par le théâtre et j’aimerais en faire davantage. La résidence me soutient énormément et j’apprécie beaucoup cet accompagnement. Partir en tournée serait incroyable !”
7/ Quel a été votre premier contact avec la musique ?
“Depuis mon enfance, je suis inspiré par la musique. Un artiste gospel du Congo, Lifoko du Ciel, m’a beaucoup influencé et m’a donné envie d’apprendre à jouer de la guitare. J’ai chanté lorsque j’habitais au Congo, notamment à l’église. J’ai ensuite déménagé au Canada à 19 ans, en partie pour continuer à développer ma musique !”