publié le vendredi 22 août 2025
par landrianina dans Blogue
Le mois d’août est là, et avec lui, ces journées qui nous donnent envie de profiter du plein air jusqu’à la dernière minute. Mais aussi de grosses chaleurs, qui nous rappellent que l’été est une saison qui exige de savoir s’adapter !
Dans nos centres, les enfants continuent d’explorer, de jouer et de découvrir. Le personnel éducateur s’emploie à transformer chaque moment en opportunité d’apprentissage et de jeu. Ce mois-ci, nous revenons sur l’approche Pikler et ses liens avec le modèle Reggio Emilia, sur les avancées de notre programme en nature et sur notre retraite stratégique.
Bonne lecture !
Mathieu Lambert
Coordinateur du projet CPE forêt et conseiller pédagogique en plein air, Carrefour francophone.
Le mois dernier, nous vous avons parlé de notre nouvelle structure d’escalade à Boréal des tout-petits, inspirée du triangle de Pikler. Elle a été installée pour encourager les enfants de Boréal des tout-petits à grimper, explorer et développer leur motricité, tout en s’amusant.
Mais que se cache-t-il derrière ce nom “Pikler” ?
L’approche Pikler vient d’une pédiatre hongroise, Emmi Pikler. Elle part d’une idée toute simple, mais tellement importante : les enfants apprennent mieux à bouger quand on les laisse explorer à leur rythme. On ne les met pas dans des positions qu’ils ne connaissent pas encore, on leur laisse le temps de trouver, par eux-mêmes, comment grimper, descendre, rouler, ramper…
Ce genre de structure leur permet donc de tester leur équilibre, de renforcer leurs muscles et surtout, de prendre confiance en eux.
De son côté, l’approche Reggio Emilia nous vient d’Italie. Elle voit l’enfant comme une personne déjà pleine de ressources, curieuse et capable.
Un de ses principes est que l’environnement où évolue l’enfant est un “troisième enseignant” : il doit être beau, accueillant et inspirant, pour donner envie de découvrir et d’expérimenter.
Quand on y réfléchit, on peut remarquer que ces deux approches ont beaucoup en commun :
Et en observant les enfants jouer, on s’aperçoit qu’une structure d’escalade, comme celle que nous avons installée à Boréal des tout-petits, est bien plus qu’un jeu de motricité :
Le jeudi 31 juillet 2025, plusieurs employés du Carrefour francophone de Sudbury aont été convié à une retraite stratégique pour échanger au sujet des résultats de la recherche-action du programme CPE en nature, ainsi que d’élaborer les prochaines étapes pour nos centres de la petite enfance. Cette retraite s’est déroulé à Northern Water Sports à Sudbury.
Pour perdurer et s’intégrer pleinement à la philosophie du Carrefour francophone, il était important de faire un rappel de notre mission d’assurer la vitalité du français et rassembler nos cultures, ainsi que notre vision :
Le programme CPE en nature se veut inspirant et enrichissant. Il profite autant aux enfants qu’au personnel éducateur, qu’aux familles et qu’aux partenaires. Il offre aux tout-petits des moments authentiques en plein air qui éveillent leur curiosité, stimulent leur créativité et renforcent leur confiance en eux, tout en semant des graines de connaissances et de respect pour l’environnement qui grandiront bien au-delà de la petite enfance. Bien plus qu’un simple “aller jouer dehors”, c’est un espace d’apprentissage vivant où la nature devient un terrain d’exploration infini.
Lors de la retraite stratégique, le personnel a participé à un jeu brise-glace en plein air intitulé « Que connais-tu de ta forêt ? ».
L’activité proposait un défi amusant : comparer notre capacité à reconnaître les logos de grandes entreprises commerciales avec celle à identifier ce que la nature met à notre disposition : fleurs, arbres, etc.
À la fois ludique et instructif, ce jeu a permis de lancer la journée sur une note chaleureuse, tout en rappelant l’importance de connaître et de préserver notre environnement naturel.
Comment jouer :
L’animateur recevra alors un code de jeu à partager aux autres joueurs.
Les participants se rendent sur kahoot.it , inscrivent le code et… que la partie commence !
On sous-estime souvent la puissance de l’exposition visuelle répétée. C’est ce qu’on appelle l’effet de simple exposition : plus nous voyons un visuel, même sans y prêter attention, plus notre cerveau l’enregistre de manière inconsciente. Ce phénomène repose sur la mémoire implicite, un apprentissage passif qui se produit sans effort conscient.
En remplaçant les logos publicitaires omniprésents par des visuels éducatifs, comme des fleurs avec leur nom, des cartes de pays avec leurs capitales, ou encore les tables de multiplication, on peut transformer son environnement en support d’apprentissage. Il suffit d’afficher ces éléments dans des lieux stratégiques de la maison (miroir, frigo, écran d’ordinateur), puis de les renouveler chaque semaine pour maintenir l’attention.
Résultat : à force de les voir, on retient naturellement les informations. Cette approche simple peut s’appliquer à de nombreux domaines : vocabulaire en langues étrangères, cartes murales en histoire-géo, formules mathématiques, bases de musique, ou encore pour découvrir l’univers de la forêt.
En remplissant notre environnement de connaissances visuelles, nous favorisons un apprentissage constant, sans contrainte ni surcharge mentale.
Cet été, Érick et moi avons pour mission d’analyser le terrain pour pouvoir ensuite sécuriser nos espaces en nature. Notre mission ne se limite pas à vérifier l’absence de branches menaçantes, mais s’étend également à la reprise des bases du programme, qui vise à recenser les différentes strates des milieux de jeu : arbres, sol, flore…
L’objectif est multiple :
Observez cette photo et repérez un danger, puis notez le risque sur une échelle de 1 à 10.
Proposez ensuite une solution pour réduire ce risque. Vous pourrez ainsi ré-évaluer le risque de la même manière, sur une échelle de 1 à 10.
Vous serez peut-être surpris de voir à quel point il peut être simple de sécuriser un espace. N’hésitez pas à nous envoyer le fruit de vos réflexions, nous nous ferons un plaisir de vous lire.
Ces moments sont précieux : ils nourrissent l’imagination, renforcent la motricité, et créent des souvenirs partagés. Nous sommes heureux et fiers d’avoir la chance d’accompagner vos enfants dans ces belles aventures !
En attendant la reprise, à très bientôt pour continuer à rêver, construire et jouer en plein air !
Mathieu Lambert
Coordinateur du projet CPE Forêt et conseiller pédagogique en plein air, Carrefour francophone
Nos partenaires de projet : PLAYLearnThink, Collège Boréal, Centre éducatif des Premières Nations, Métis et Inuit et la Pavillon Shkode (Cœur du feu);
nos partenaires de recherche : Centre d’innovation sociale pour l’enfant et la famille et notre bailleur de fonds : Emploi et Développement social Canada.
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